Bienvenue à tous !

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BoNjOuR !
Mon blog est un blog d'histoire...
Mais ceux qui ne le veulent pas ne sont pas obligés de lire !
Il y a aussi des images et des vidéos et chacun est libre de voir ou d'entendre ce qu'il veut....
Si vous passez, laissez- moi un commentaire, j 'en serais très heureuse !
GROS BISOUS à tous !

POURQUOI J' ECRIS ?

Certains dirons que j'ai du talent ...
D'autres dirons que j'écris comme - ci, comme - ça, que c'est passable mais sans vraiment valoir grand chose, qu'ils ont vu mieux ...

Mais moi, je vous dis que je n'écris pas parce que je pense avoir du talent pour écrire ...
Voici un petit poème, de ma propre invention, qui vous expliquera donc pourquoi je livre à vous ma fertile immagination ...
Ce poème, qui n'est pas en vers, est un peu comme mon histoire, il est très symbollique, mais il n'est ni lyrique ( enfin... si, un peu, mais ça dépens des points de vues ), ni fantastique, ni incroyable , ni merveilleux ... il est moi - même, c'est tout ...


Silence ... ! J'écris ...

J'écris pour oublier ...
J'écris pour oublier que je vis ...

Parfois, je me dis qu 'il faudrait que je sorte de cet univers ...
Que je ne suis pas née dans un monde qui ne me correspond pas.

Alors ... J'écris.

J'écris pour oublier...
J'écris pour oublier qui je suis.

Parfois, Je me dis que les gens ne m'aiment pas, qu'ils ne m'acceptent pas comme je suis.
Que je ne les correspond pas.

Alors ... J'écris.

J'écris pour donner un sens à ma vie...

Dans mon univers,
Celui de mes écris,

Cet univers, qui n'est pas si différent d'ici,

Que les gens m'aiment ou pas ...
Je ne m'en soucie guère !
Que le monde ne me corresponde ou pas,
Je ne m'en fait pas ...

Mais dans mon univers,
Celui de mes écris,
Je sais pourquoi je vis ...

Dans mon univers,
Celui de mes écris,
Je suis fière de ce que je suis ...

J'ai donné un sens à ma vie ...

Silence ... ! J'écris ...

laissez - moi donc me replonger dans mon univers,
Où le monde est différent mais toujours le même qu'ici,
Où je suis différente mais toujours la même qu'ici,

Mais dans cet univers,
celui de mes écris, mais aussi de mon esprit,
Ils m'est enfin permis de rêver, de m'évader ...

C'est ce qui donne un sens à ma vie ...

# Posté le vendredi 12 juin 2009 09:08

Modifié le mercredi 25 novembre 2009 14:54

Quelques commentaires ...

 Quelques commentaires ...

Voilà , bonjour à tous mes visiteurs !

Ce blog est consacré à la création d'une histoire dont le titre est " ABSYNTH " , ainsi qu'à quelques images que j'aime et quelques vidéos de mes groupes préférés ...
ATTENTION : Les images n'ont parfois rien avoir avec les textes, et c'est normal ! Ce n'est pas le but !


En résumé ( je ne vous donne pas trop de détails) :

" ABSYNTH " raconte l'histoire d'Abel et Jacynthe MacBeth , jumeaux morbides aux lourds passés , sujets à des expériences paranormales.
Surdoués dans le domaine de la parfumerie et de la verrerie , de la musique et dans les arts occultes, les MacBeth devront peu à peu se confronter au monde et à la réalité de la vie , tandis que la région tombe sous la menace des " Chirurgiens " , groupe d'assasins charcuteurs menés par une sadique .

Genre de l'histoire :

Je reste fidèle à moi -même : c'est un roman ( oui , un roman ) du genre fantastique .
Je vous préviens déjà , le genre est un peu sombre , un peu morbide mais le fond de l'histoire est très beau .
Certains des propos abordés dans peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes ( ou des " gens bien pensant " ) .


ATTENTION !

Ce blog est ouvert à TOUS , et c'est avec grand plaisir que je le partage avec vous .
Chacun est libre de lire mon histoire et je serais très heureuse de recevoir des commentaires , ( et , cela va de soi , d' y répondre du mieux que je peux ) et même des critiques ( mais pas des méchancetés ) .
Seulement , je trouve normal que chacun ait le respect de ne pas faire du plaggia et de laisser l'histoire où elle
est actuellement , autrement je laisse une plainte à Skyrock et je supprimes mon blog pour continuer l'histoire en sécurité dans le secret .
Certains savent que je peux néanmoins leur faire confiance ...

( L'image est une illustration de l'artiste Victoria Frances )

# Posté le vendredi 12 juin 2009 09:45

Modifié le mercredi 25 novembre 2009 14:37

L'histoire d' ABSYNTH ...

                                                                      L'histoire d' ABSYNTH ...




* * * *





Minuit pile ...

Au moment exacte où les deux aiguilles du cadran s'étaient rejointes pour n'en faire qu'une, la salle de travail - dit " le laboratoire " - antique, sombre et hermétique, sembla subitement changer d'atmosphère pour laisser entrer une effervescence troublante et un courant glacé dans une pièce qui, justement, offrait le contraire.
Jacynthe, silhouette solitaire assise à une table poussiéreuse surchargée de flacons, de vieux parchemins écornés et de matériel de chimie, leva les yeux vers la vieille pendule de grand-mère lorsque celle -ci sonna bruyamment ses douze coups.
L'esprit commençant légèrement à être embrumé par la fatigue, elle se sourit à elle - même en pensant au nombre d'évènements paranormaux qui, dans toute sa vie, s'étaient déjà produit à cette heure précise.
" Mieux vaut éviter de me regarder dans un miroir maintenant ! " se murmura- t- elle, son sourire se métamorphosant en un rictus masochiste en se remémorant des douloureux souvenirs, tandis qu'elle suivait pensivement du regard le mouvement du battant de la pendule qui continuait à se balancer inlassablement.
Il était vrai que des phénomènes étranges, souvent terrifiants, pouvaient arriver alors que l'on se regarde dans un miroir à minuit. Surtout lorsque l'on s'appelle Jacynthe MacBeth ...
Elle pensa alors qu'une heure avait déjà dû passer depuis le moment où Abel avait quitté la pièce, et , à sa connaissance , ils n'avaient encore jamais étés séparés aussi longtemps .
Jacynthe rangea alors hâtivement ses affaires couvrant le bureau, manquant plusieurs fois de renverser sa bougie - seule source lumineuse de la salle - et de mettre le feu à tout ce qui pouvait être combustible (ce qui aurait été, selon elle, un amusant spectacle si elle n'avait pas été aussi fatiguée).
Elle rassembla ses parchemins, tria ses ustensiles et renifla la mixture brune et brûlante reposant paresseusement dans une marmite - fruit de sa nouvelle découverte - d'un air dégoûté, compte - tenu de l'éc½urante odeur sucrée qu'elle commençait à répandre.
Elle se dépêcha de la verser dans une fiole bien close avec la seule idée de s'en être débarrassée au moins jusqu'au lendemain.
Elle souffla sur la flamme ardente de la bougie , se laissant dans l'obscurité totale avant de quitter la salle de travail en courant , sa longue robe noire lui battant les chevilles .
Elle arpenta alors trois couloirs uniquement éclairés de torches, passant devant une multitude de portraits dont certains furent ses ancêtres, mais dans sa course, elle n'y prêta aucune attention.
Jacynthe traversa sans doute le manoir dans toute sa longueur pour retrouver Abel.

# Posté le vendredi 12 juin 2009 10:27

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 15:37

ABSYNTH : Suite 1

                                            ABSYNTH  :  Suite 1
Par deux fois, elle s'arrêta, croyant apercevoir des formes étranges à travers les fenêtres, furtives et translucides comme des fantômes, mais elle dut accepter l'illusion d'optique ...
Perdue dans ses pensées, elle continua d'avancer sans s'en rendre compte, tant et si bien qu'elle heurta Abel en plein fouet.
Il sourit en la voyant.
- Jacynthe !
Elle l'ignora et cacha son plaisir en serrant les lèvres avec une inhabituelle austérité.
- Je te cherchais, dit- elle d'un ton neutre.
Elle croisa les bras et s'amusa à toiser son cadet de quelques secondes avec dédain.
En le voyant, elle se dit qu'elle n'avait pas eut besoin de se voir dans un miroir, finalement.
A quelques détails près, il était son portrait tout craché.
Tout deux de grande taille, de frêle carrure, mais d'une allure singulièrement impressionnante et même majestueuse.
Leur teint d' une même blancheur de mort et les traits de leurs visages finement dessinés , leurs deux mêmes et magnifiques regards bleus de Prusse , d'une profondeur à couper le souffle , et leurs mêmes chevelures épaisses , dotées d'ondulations parfaites - ceux de Jacynthe plus long que ceux d' Abel - d'une même intense couleur noir de jais aux reflets bleutés .
Seules les formes de leurs lèvres et de leurs mâchoires, typiquement féminines ou masculines suivant le jumeau concerné, différaient.
Abel avait des lèvres plus pâles et plus fines tandis que celles de Jacynthe étaient plus ourlées, plus sensuelles, et elle n'hésitait pas à les recouvrir d'une intense couleur rouge sang.
Tout deux étaient même singulièrement intimidants, avec leurs regard intelligents, toujours vêtus de ces vêtements noirs et à l'ancienne mode.
Quant à leur vision du monde, elle était également très semblable ...
Il était tout d'abord certain qu'ils préféraient tout deux le monde des morts à celui des vivants, le jour à la nuit, le silence au bruit, et qu'ils vouaient, au plus profond de leurs âmes, une véritable haine à la race humaine, même s'ils ne le montraient ou ne le disaient jamais.
Face à la société, Abel vivait en permanence avec cette élégante nonchalance, tandis que sa s½ur se comportait en parfaite hypocrite, n'accordant à tous que des regards et des sourires faux et venimeux.
Certes, ils savaient s'adapter au monde, et ils savaient très bien jouer la comédie, mais aucuns de leurs sentiments n'étaient vrais.
Quant à la confiance, ils ne l'accordaient à personne à part eux - même, et il était impensable d'imaginer que l'un des deux puisse révéler le fond de sa pensée à qui que se soit ...
Après quelques secondes de cette inquisition visuelle, le sourire d'Abel se fit encore plus large.
- Qu'est- ce qu'on fait, maintenant ?
Par cette question, Jacynthe savait parfaitement qu'il avait encore l'intention de passer la nuit au cimetière, mais cette fois, elle ne se sentait pas l'envie de le suivre.
Elle utilisa à nouveau sa voix austère, et son ton fut clairement cassant :
- Allons dormir.
La déception se lisait tout aussi distinctement sur le visage d'Abel, mais il n'émit aucune protestation.
- Nous irons au cimetière demain, promit- elle d'une voix plus douce.
Elle sourit à son tour, usant de ce sourire complice à la fois malicieux et sournois, qui donnait presque, à première vue, une impression de franche méchanceté, mais qu'Abel connaissait si bien et qu'il pouvait si bien comprendre.
Ils se dirigèrent alors lentement vers la chambre sans un mot de plus.
Avant de s'endormir, Jacynthe se dirigea une fois de plus vers la fenêtre auprès de laquelle elle resta encore quelques minutes.
Plissant les yeux, elle repéra cette fois la présence fantomatique qui avait attiré son attention quelques minutes plus tôt, mais elle ne vit que l'esprit de Violette, prostrée près du puits situé au rebord du bois .
Ce fantôme de fillette à la silhouette entièrement translucide, qu'Abel et Jacynthe connaissait, hantait les jardins du manoir MacBeth depuis plusieurs siècles, ayant apparemment été noyée dans le puits près duquel elle se tenait encore aujourd'hui.
Apercevant Jacynthe à la fenêtre, Violette leva les yeux vers elle et la salua d'un regard interrogateur.
Rassurée pour le restant de la nuit, Jacynthe lui adressa un dernier signe de main aux longs et fins doigts aux ongles vernis de noir.

( image de Victoria frances )

# Posté le vendredi 12 juin 2009 15:30

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 11:55

ABSYNTH : Suite 2 + Une petite vidéo du groupe ETHS ( Bulmiarexia )

* * * *



Lorsque les jumeaux se réveillèrent, ils avaient encore les yeux couverts de traces de maquillage de la veille.
Ils descendirent par le grand escalier principal, côte à côte, avec l'intention volontaire de jeûner pour gagner un maximum de temps pour commencer à vaquer à leurs a leurs occupations habituelles.
Ils s'arrêtèrent néanmoins par la cuisine (parce que les MacBeth ne déjeunent jamais à la grande salle) et y retrouvèrent déjà leurs parents.
La mère, Lady MacBeth ou Judith MacBeth , affairée à préparer du thé près de l'évier, était une belle et grande femme, au maintien bien droit, vêtue , à l'instar de sa fille , d'une longue robe noire , mais la sienne était décorée de fines dentelles . C'était sans nul doute elle qui avait transmis à ses enfants cette abondante toison noire, mais la sienne, qu'elle avait relevée en un chignon bien serré au dessus de sa nuque commençait à se parsemer d'une délicate teinte grisâtre.
Judith MacBeth était une femme très douce et timide, qui parlait peu, et, lorsqu'elle prenait parole, sa voix n'était généralement guère plus haute qu'un murmure éteint.
Le père, Lord Octave MacBeth , assis à la table, à présent entièrement caché par un journal dans le contenu duquel il semblait s'être totalement absorbé , était un grand homme aux longs cheveux gris qu'il nouait en une queue de cheval .
- Bonjour, saluèrent les jumeaux en entrant.
Judith Macbeth leur adressa un petit sourire complice, qui ressembla presque à celui d' une petite adolescente intimidée par la présence d'un beau garçon , et Octave émergea de son journal .
Octave MacBeth , dont le beau visage pâle et distingué était étiré par la fatigue , comme s'il avait passé une nuit blanche , leur lança un regard hébété , puis , un bref signe de tête .
- Tu as l'air fatigué , lui fit remarquer Abel , légèrement amusé .
Le père bailla généreusement , frotta l'un de ses yeux avec lenteur , jeta son journal et répondit , d'une voix traînante :
- J'ai très mal dormi , pour ne pas dire que je n'ai pas dormi du tout .
- Ah .
- Il y avait un bruit infernal dehors , cette nuit . Je n'ai pas réussi à fermer l'½il , expliqua - t - il .
- Sûrement le fantôme , répondit Jacynthe en baillant à son tour , mais de manière plus gracieuse que son père .
- Oui , sûrement , dit Octave , mais lui n'était pas du tout sérieux , compte - tenu que ni lui , ni sa femme ne connaissaient l'existence des esprits qui hantaient leur manoir .
Il montra la première page de son journal aux jumeaux . Abel s'en saisit , se mit à le lire en survolant la page et le passa à sa s½ur , qui elle , sembla dévorer lentement l'article comme pour lire chaque mot avec une attention toute particulière.
La photo en noir et blanc de la première page montrait vaguement une table d'opération couverte de taches de sang .
- Les Chirurgiens, murmura- t- elle, presque avec passion.
Les " Chirurgiens " étaient le surnom que les médias donnaient au groupe d'assassins -la terreur de la région - qui rôdait dans la région depuis quelques temps .
Ils faisaient le gros titre pour un meurtre particulièrement sanglant dans le journal du jour .
- Et donc, ironisa Jacynthe en lançant un regard perçant à son père, tu as peur que les "Chirurgiens " soient venus cette nuit dans le jardin ?
Elle ricana nerveusement tandis qu' Octave baillait une nouvelle fois , mais avec une certaine retenue d'aristocrate .
- Possible . Ou pas . Il y avait du bruit , c'est tout . Fatigué . Je crois que je vais encore me recoucher une heure . Ou deux .
Il se leva sans un mot et se traîna jusqu'à la porte de la cuisine .
- Bon , nous y allons , mère , dit Jacynthe . Nous reviendrons pour midi . Tu viens petit frère ?
" Petit frère " était une façon dont Abel ne supportait pas que Jacynthe l'appelle , mais comme il commençait à en avoir l'habitude , et que , de la part de sa soeur, c'était plutôt un terme affectueux , il la suivit sans discuter.

# Posté le samedi 13 juin 2009 17:02

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 15:38